Au Péré… on ne manque pas d’activité physique.

Voilà plus d’un an que nous vivons au Péré sans que le temps paraisse long bien au contraire. Il y a toujours quelque chose à faire ici! Ainsi nous profitons de ce beau début d’hiver pour augmenter la provision de bois déjà conséquente car nous avons deux cheminées à alimenter! Bien sûr le bois on peut l’acheter mais ici ce serait le comble! Mon grand-père, mon père faisaient évidemment leur bois… et cela faisait même parti des gros travaux une fois les foins terminés. Ils coupaient le bois sur place bien loin de la maison (il y avait encore beaucoup de terrains exploités) le ramenaient avec notre cheval Coquette par des chemins arrangés à cet effet… et puis il fallait le fendre. Aujourd’hui les surfaces boisées jouxtent l’ancienne ferme, inutile d’aller bien loin pour faire son bois. Mais un de mes plaisirs, de mes sports aussi est de monter dans les bois pour récupérer le bois mort.  Christian est sollicité, il coupe les arbres secs sur pied, fend, prépare les troncs à la bonne longueur pour pouvoir les descendre jusqu’à la maison avec… une corde. C’est là que l’on remonte le fil du temps et que l’on retrouve les gestes ancestraux!

Depuis la maison il faut emprunter le beau chemin de la Bourdette (petite grange en occitan, elle est aujourd’hui en ruine) et progressivement on entre dans le bois.

Petite montée encore et l’on n’a plus qu’à passer la corde autour des grosses bûches et à les tirer jusqu’à la maison. Le petit chemin descend… tout va bien, puis on traverse le ruisseau, traverse encore et descend le chemin qui devient très raide jusqu’au Péré. J’aime beaucoup cet exercice répété quatre à cinq fois dans la journée. Fini l’abonnement aux salles de sport, plus besoin… quelques exercices en montant, travail des bras en descendant, parfait! et en plus le silence! Oui mais quel plaisir me direz-vous?  Déjà le plaisir de la marche, la montée qui maintient en forme et prépare à la rando… l’entretien physique donc, puis un certain plaisir à faire ce que tant d’autres ont fait avant moi non par plaisir mais par obligation je ne l’oublie pas… et je pense souvent à eux et à leur vie difficile.

Ce chemin qui conduit au bois, je l’ai fait mille fois depuis l’enfance sans que jamais la lassitude ne se fasse sentir. La montée comme la descente sont  propices au déroulement des souvenirs. Là en pensant près du gros hêtre je regarde chaque fois cette vraie caverne où mon grand-père extrayait le sable dont il avait besoin.

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Là, le pré qui aujourd’hui n’est plus que ronces et genêts. Enfant je montais récupérer nos vaches pour les ramener à l’étable avant la nuit et déjà j’aimais ce lieu.  En redescendant la vue sur le Valier m’interpelle toujours. Dix fois j’ai gravi ses pentes et j’aime me remémorer ces beaux moments pleins d’anecdotes… l’orage… le manque d’eau… les soirées au refuge et la complicité entre nous qui aimions tant la montagne et l’aimons toujours!

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le Valier chaque fois semblable et différent

Allez, je reprends mon chemin… c’est curieux je ne pense jamais à mon métier. Si, juste parfois pour me dire qu’au même moment des élèves s’ennuient (et des professeurs aussi!). J’exagère il y a eu de belles découvertes et des élèves qui donnent encore signe de vie. Je lis toujours de beaux textes mais là je les choisis… et puis je vous écrit.

Voilà j’arrive à la maison… Christian va prendre le relais… fendre le bois (à l’ancienne) et ce soir nous nous chaufferons satisfaits, en sachant ce que les flammes coûtent de bonne fatigue!

Si vous voulez vous initier à ces sports non encore homologués aux jeux olympiques nous vous prêterons les outils et vous indiquerons le chemin du bois!  Vous verrez alors que le feu brillera le soir d’un tout autre éclat!

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5 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Pidiaime Piwo dit :

    1 an déjà !

    C’est toute une aventure ce bois, la marche dans la forêt fait envie.

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    1. Ah… la forêt! Elle nous offre de bien belles images. Le renard qui détale à l’orée du bois, la couleuvre qui se réchauffe sur les pierres de la grange en ruine, cerfs et biches méfiants et toujours les belles montagnes dès qu’il y a une trouée dans les arbres. Bon Noël de l’Ariège où tombent ce soir les premiers flocons!

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      1. Pidiaime Piwo dit :

        J’aimerais beaucoup voir un renard en vrai 🙂

        vous avez de la neige de votre côté ?

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      2. et non pas de neige… on la voit depuis la maison sur les sommets à 2000m d’altitude. Il fait froid le matin mais l’après-midi en randonnant on quitte le pull. Incroyable. Très bonne année, succès à l’ouvrage qui m’a touchée!

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      3. Pidiaime Piwo dit :

        Bon, déjà vous en voyez ! Ici le givre matinal est ce qui s’en rapproche le plus.
        Bonne année également, et merci beaucoup 🙂

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