La soupe aux poireaux

Que de soupes faites cet hiver! De toutes la soupe aux poireaux est celle qui obtient le plus franc succès. La recette étant fréquemment demandée voici donc les ingrédients nécessaires pour réaliser cette entrée simple et goûteuse.

1 kg de poireaux, 2 oignons, 2 petites pommes de terre, 3 gousses d’ail, 1,5 l d’eau, 2 bouillons à l’huile d’olive et aux fines herbes, de l’origan (facultatif) ou du thym et laurier, 2 cuillères à café de gingembre.

Je n’utilise que le blanc des poireaux, le vert donne de l’amertume. Bien que j’ai plus d’une fois entendu « je garde le vert pour la soupe », la partie verte gâche à mon goût la finesse du blanc, je n’en garde donc que très peu.

Les poireaux utilisés jusqu’à présent provenaient du jardin. Les derniers ont été arrachés à la fin de l’hiver et congelés pour ces dernières soupes avant de passer aux légumes d’été. Le temps le plus long dans la préparation de la soupe c’est le nettoyage des poireaux, la terre se glissant jusqu’à la base des feuilles. Une fois les poireaux bien lavés on les coupe en tronçons de deux ou trois centimètres. La soupe sera mixée donc la précision dans la découpe ne s’impose pas.

Les deux oignons seront aussi hâchés grossièrement ainsi que l’ail que l’on peut juste écraser.

Une fois poireaux et oignons préparés il est impératif de les faire revenir pour obtenir une bonne soupe. Dans la cocotte minute un filet d’huile d’olive va permettre aux légumes de rissoler un peu avant de verser le bouillon préalablement préparé.

Pendant la préparation des légumes le bouillon frémit. 1,5 litre d’eau avec deux bouillons à l’huile d’olive et aux herbes sont portés à ébullition. J’ajoute alors l’origan, deux cuillères à café de gingembre ou de curry selon le goût. Origan, gingembre, curry sont tout à fait facultatifs, il m’arrive pour varier les parfums de les remplacer par thym et laurier que je fais infuser dans le bouillon.

Lorsque poireaux et oignons commencent à prendre un peu de couleur (il faut remuer souvent sans laisser brunir) je verse le bouillon en prenant soin de le passer puis j’ajoute l’ail.

Bien entendu il faut goûter. Je rajoute souvent un peu de sel fou de Gruissan qui donne aux soupes un si bon goût avec ses parfums de garrigue : romarin, thym, fenouil. Et puis les bons souvenirs des salins affleurent tout en faisant la soupe. De même quand j’utilise l’origan ramené de Sifnos les souvenirs de nos vacances en Grèce affleurent aussi et ce moment de cuisine devient à nouveau un voyage.

Je laisse cuire trente minutes, puis en fin de cuisson rectifie encore l’assaisonnement si nécessaire et enfin mixe la préparation.

Pendant la cuisson de la soupe, je prépare parfois des croutons qui seront servis en accompagnement. Un petit pot de crème toujours présent près de la soupière ancienne permet à qui le souhaite d’adoucir cette soupe parfumée qui après une journée de randonnée apporte le réconfort à nos hôtes.

3 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Avatar de Maryse Gisbert Maryse Gisbert dit :

    C’est comme si j étais au Peré,question est il obligatoire de randonner pour avoir la soupe de poireaux au retour ou bien la grosse feignasse des Barous Sera t elle sauvée par ses origines 😘

    J’aime

    1. Oui il est obligatoire de randonner car tout se mérite, même la soupe! Par contre en tant que voisine par tes origines et peut-être même parente une dérogation est possible.

      J’aime

Répondre à Maryse Gisbert Annuler la réponse.